Tous les blés conviennent pour la production déthanol
C’est la conclusion qui se dégage des deux études conçues et managées par ARVALIS-Institut du végétal et la RAGT, et réalisées avec le CRITT bio-industries de Toulouse.
Ces deux études portaient sur la fermentescibilité du blé tendre. La première étude – outre qu’elle confirme la liaison négative entre teneur en amidon et teneur en protéines des grains - montre que le rendement en éthanol n’augmente pas significativement avec la teneur en amidon.
La deuxième étude montre que la teneur en déoxynivalénol (DON), une mycotoxine qui peut se rencontrer sur les céréales, n’affecte pas le rendement en éthanol, même pour une teneur très élevée (10 000 µg/kg de grains).
Cependant, ce dernier résultat ne dispense pas les producteurs de blé de continuer leurs efforts pour limiter la teneur en fusariotoxines dans les grains. Car ces molécules se retrouvent dans les drêches, coproduits de la production de bioéthanol, utilisables en alimentation animale. Il indique simplement que les producteurs d’éthanol ne doivent pas fixer de limite en DON dans les grains dans le but de ne pas gêner la fermentation, mais seulement pour valoriser les drêches.