Qui produit de l’éthanol en France ?

Publié le par Claude

Ci-dessous, vous trouverez les producteurs d’éthanol en France ainsi que leurs productions.
18 distilleries de betteraves et 3 de céréales actuellement en fonctionnement.

5 nouvelles usines dont l’entrée en fonctionnement s’échelonnera entre avril 2007 et janvier 2008.

Source : Passion Céréales

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Publié dans biocarburant

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M
Une énergie verte ? Voici un article intéresant au sujet des agrocarburants, écrit par Eric Holtz-Giménez pour Le Monde diplomatique : "Jamais la recherche de sources d'énergie n'a paru aussi urgente. Pétrole, charbon et gaz contribuent au réchauffement de la planète, surtout les deux premiers. En outre, certains experts estiment que les réserves de combustibles fossiles ne dureront encore que quarante ou cinquante ans. Quand bien même ils se tromperaient de quelques dizaines d'années, le problème de l'énergie de l'avenir n'en serait pas résolu pour autant. En attendant, les prix du pétrole flambent... Mais comment s'en passer ?Sans remonter à 1890, année au cours de laquelle fut conçu le premier moteur fonctionnant à l'huile d'arachide, on sait qu'il est possible de produire des biocombustibles à partir d'une variété infinie de matières agricoles : arbres à croissance rapide, canne à sucre, maïs, colza, soja, etc. Précurseurs en la matière depuis 1975, au lendemain du premier choc pétrolier, des millions de Brésiliens utilisent des automobiles qui roulent à l'éthanol - issu de la canne à sucre -, à l'essence ou aux deux à la fois. De quoi mettre à l'ordre du jour ces sources d'énergie.Dans ce registre, les Etats-Unis viennent de décider une réduction de 10 % de leur dépendance pétrolière au cours des dix prochaines années, à travers l'incorporation de 10 % d'éthanol dans l'essence vendue dans le pays. L'Union européenne entend remplacer 5,75 % de sa consommation d'essence et de diesel par les biocarburants d'ici à 2010, ce pourcentage devant passer à 20 % en 2020.Toutefois, la visite de M. George W. Bush au Brésil, en mars 2007, a provoqué l'émergence d'une polémique sur les agrocarburants. Proposant la création d'une "OPEP des biocombustibles" - le Brésil et les Etats-Unis contrôlent 72 % de la production mondiale -, le locataire de la Maison Blanche a trouvé un écho favorable chez son homologue brésilien, M. Luiz Inacio Lula da Silva. Ce dernier a prôné une "alliance stratégique [avec les Etats-Unis] qui nous permette de convaincre le monde qu'il est possible de changer les habitudes énergétiques". Certes, des considérations autres que la protection de l'environnement animent le chef d'Etat américain : réduire la dépendance pétrolière des Etats-Unis à l'égard du Proche-Orient et d'un pays "non ami" comme le Venezuela, opposer "Lula" à M. Hugo Chavez, freiner le projet d'intégration énergétique de l'Amérique du Sud défendu par ce dernier. Mais le débat va bien au-delà.Pour leurs défenseurs, ces carburants alternatifs n'épuisent pas les précieuses ressources naturelles de la planète. Tout en participant à renforcer l'indépendance énergétique de leur pays, ils offrent des perspectives intéressantes pour les agriculteurs, particulièrement dans les pays en voie de développement. En Europe, ils permettraient de valoriser les terres "gelées" par la politique agricole commune (la culture sur jachère à des fins non alimentaires étant acceptée par l'Union).Parmi les opposants, le premier chef d'Etat à s'insurger, au nom des "masses sous-alimentées du Sud", a été M. Fidel Castro, le 9 mai : "Le fait est que l'alternative est bel et bien là : on destine la terre soit à la production d'aliments soit à la fabrication de biocarburants." Compte tenu de leur niveau de consommation, les pays développés ne disposent pas de surfaces agricoles suffisantes pour une telle mutation. D'où l'idée d'avoir recours aux pays du Sud pour leur fournir une énergie bon marché. Mais à quel prix pour ces derniers ?Un document intitulé "Sustainable energy : A framework for decision makers" préparé par UN-Energy, groupe rassemblant les institutions et programmes des Nations unies s'occupant d'énergie, et rendu public le 9 mai, souligne les nombreux avantages dérivant des systèmes bioénergétiques eu égard à la réduction de la pauvreté, à l'accès à l'énergie, au développement et aux infrastructures rurales. Toutefois, il met en garde : "Les impacts économiques et sociaux de la bioénergie doivent être évalués avec soin avant de prendre des décisions sur le développement du secteur et sur la nature des technologies, des politiques et des stratégies d'investissement à adopter."
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M
L'engouement mondial pour le bioéthanol provoque une envolée du prix du maïs qui se répercute désormais sur toute la chaîne de production alimentaire, des oeufs aux sodas, en passant par le lait, les pâtisseries et la viande, constate The Wall Street Journal. Le maïs est en effet massivement utilisé pour nourrir les animaux, mais aussi comme édulcorant, sous forme de sirop, par l'industrie agroalimentaire. Si cette céréale est particulièrement prisée par les fabricants de carbutrant, les autres végétaux transformables en éthanol comme le blé ou en biodiesel (colza ou encore soja) sont également soumis à une forte pression. Une évolution d'autant plus préoccupante que les stocks mondiaux de céréales n'ont jamais été aussi bas depuis trente ans.Un peu partout, les consommateurs commencent à en faire les frais. Les prix de l'alimentation ont fortement augmenté ces derniers mois en Inde, en Chine, aux Etats-Unis, en Afrique du Sud et en Europe. Si cette poussée inflationniste se confirme, les banques centrales seront obligées de relever leurs taux d'intérêt. "La dernière fois que les sotcks de céréales étaient aussi bas, en 1972, l'histoire s'est mal terminée", rappelle Carl Weinberg, économiste en chef à High Frequency Economics, un cabinet d'analyses new-yorkais. A cette époque, la flambée des prix de l'alimentation a accompagné celle du pétrole, faisant plonger les Etats-Unis - puis l'économie mondiale - dans la récession. "Les prix alimentaires ont réellement été l'un des facteurs déclenchants", insiste Carl Weinberg.Les pays en développement, où la part du budget des ménages consacrée à la nourriture est particulièrement forte, présentent le plus de risques. En Chine, les autorités ont déjà réagi. Pékin a mis un frein à la construction d'usines de distillation de maïs pour produire de l'éthanol et a réduit les subventions aux exportateurs de céréales. En Inde, la Banque centrale a relevé plusieurs fois ses taux d'intérêt ; le gouvernement a supprimé les taxes sur les importations de blé. Mais même si ces pays accroissent leur production agricole, celle-ci ne pourra probablement pas rattraper l'augmentation de la demande. Et la nourriture coûtera de plus en plus cher."
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M
"un calcul économique très illusoire" : article écrit par Atilio A. Boron pour América Latina en Movimiento (Quito) : "Les défenseurs enthousiastes des biocarburants prétendent que leur production n'affectera en aucun cas l'alimentation de ceux qui les produiront. C'est en rour cas ce qu'ont affirmé les présidents Bush et Lula au moment de concrétiser leur alliance énergétique. Mais, si l'on examine les données de l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO) concernant les surfaces agricoles et la consommation de fertilisants dans le monde, la réalité semble bien différente.Dans les pays développés, la superficie agricole par personne est en moyenne deux fois plus élevée que dans les pays sous-développés. On compte en effet 1,36 hectares par personne dans le Nord, contre 0,67 dans le Sud. Cela s'explique par le simple fait que les pays du Sud concentrent 80 % de la population mondiale. Il existe évidemment d'importantes variations selon les pays. Ainsi, en Amérique latine, l'Argentine, la Bolivie et l'Uruguay se situent bien au-dessus de la moyenne des pays développés, tandis que le Brésil est légèrement en-dessous. Il est donc évident que le Brésil devra utiliser ses immenses étendues de forêt pour répondre à la nouvelle donne énergétique ; il est tout aussi évident que la destruction de la forêt amazonienne entraînera un désastre écologique qui affectera l'ensemble de l'humanité.Les chiffres concernant la Chine et l'Inde méritent également que l'on s'y arrête, car ces deux pays représentent près du quart de la population de la planète. Avec respectivement 0,44 hectare et 0,18 hectare de surfaces agricoles par habitant, l'expansion de ces deux colosses économiques et de leur demande en aliments va intensifier extraordinairement la pression sur les pays capables d'en produire, et l'on imagine la tension qui pourrait en résulter lorsqu'il s'agira d'assigner des terres à la production d'aliments ou à celle de biocarburant. Les petits pays antillais qui se sont traditionnellement consacrés à la monoculture de la canne à sucre sont les mêmes qui utilisent le plus de fertilisants par hectare (109 kg en moyenne, contre 84 kg dans les pays développés). Or qui dit fertilisant dit consommation de pétrole. Dans ces conditions, vanter la production d'agrocarburants pour réduire la consommation d'hydrocarbures semble plus illusoire que réelle."
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A
Les agro-carburants ne risquent-ils pas d'agraver la déforestation mondiale et d'accroitre la polution deja bien inquiétante des nappes phréatique.  Puisqu'on parle de bio-carburants .. ne drevaient-on pas avoir commen exigence minimale que ces carburants soient produits en agriculture biologique ?  Voila quelques questions qui ne semblent pas préocuper grand monde dans cette ruée à l'or vert ...
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