Les biocarburants de la seconde génération feront peut-être l’unanimité. L’indépendance énergétique de l’Europe passe par leur développement. La commission européenne souhaite que l’Europe devienne leader mondial des énergies renouvelables en s’imposant l’objectif contraignant de 20 % de la palette énergétique globale produit à partir de ressources renouvelables d’ici 2020. Pour les biocarburants, l’objectif minimal est de 10 %.
Le 10 janvier dernier, la Commission européenne a posé le socle d’une politique énergétique commune. Des choix influencés par 3 éléments : tout d’abord la rapidité avec laquelle croît la menace climatique, puis les fluctuations des prix des hydrocarbures et enfin les soucis d’approvisionnements en gaz et en pétrole (surtout russes). Bruxelles construit son projet énergétique sur trois piliers. Tout d’abord permettre aux utilisateurs européens de pouvoir choisir « leur énergie » en constituant un grand marché intérieur. Secondo, la Commission désire que l’Europe reste leader mondial des énergies renouvelables (objectif de 20% d’ici à 2020).
Cet objectif exige une croissance massive dans chacun des trois secteurs utilisant des énergies renouvelables : l’électricité, les biocarburants et la climatisation. Il sera assorti d’un objectif minimal de 10% pour les biocarburants.
Enfin, la Commission a réitéré l’objectif d’économiser 20% de la consommation totale d’énergie primaire d’ici à 2020. Si cet objectif est atteint, l’UE consommerait alors 13% d’énergie en moins qu’aujourd’hui, épargnerait 100 milliards d’euros par an et éviterait la production de quelques 780 000 tonnes de gaz carbonique chaque année.