Des véhicules flex fuel disponibles sur le marché
La technique du flex fuel va en effet faire progressivement son entrée dans le catalogue européen des principaux constructeurs pour accompagner la naissance attendue d’un nouveau carburant, le super éthanol ou E 85. Il est composé à 85 % en volume d’éthanol d’origine agricole (à partir de betteraves et de blé) et à 15 % d’essence sans plomb.
Les véhicules flex fuel sont capables d’adapter automatiquement leur fonctionnement pour tout mélange d’essence et d’éthanol pur dans des proportions comprises entre 0 % et 85 % en volume d’éthanol, et cela dans le même réservoir. La présence d’un minimum d’essence est nécessaire pour permettre au moteur de tourner à froid.
Avantage déterminant, ce type de carburant permet de réduire, significativement (jusqu’à 70 %), le niveau de rejet des gaz à effet de serre (CO²), du moins en cycle fermé, le gaz carbonique libéré lors de la combustion ayant été préalablement absorbé par les plantes dont le biocarburant est issu.
Pour tourner avec une telle proportion d’éthanol, ces moteurs « bicombustible » sont dotés d’équipements spécifiques : injecteurs, capteurs et électronique spéciaux, matériaux adaptés à l’éthanol (plus corrosif) pour le circuit d’alimentation (réservoir, pompe, canalisations et durit). Ces modifications devraient entraîner un surcoût modeste, de 300 à 500 euros selon les modèles. Au niveau des émissions polluantes, selon le constructeur Ford, les émissions nettes de CO² sur l’ensemble de la chaîne du bioéthanol devraient chuter à 50 g/km contre 170 g/km avec l’essence. Votre avis m’intéresse, alors j’attends vos réactions.