Futurol : l'avenir des biocarburants au banc d'essai
Jeudi 11 septembre a été officiellement lancé le projet Futurol. Pendant 8 ans, l'usine pilote de Bazancourt, dans la Marne, expérimentera le développement et la commercialisation de bioéthanol de deuxième génération, issu de plantes entières ou de biomasse ligno-cellulosique.
11 partenaires de la recherche, de l'industrie et de la finance sont engagés dans ce projet.
L'objectif affiché est de développer un procédé durable intégrant une grande variété de matières premières et qui soit adaptable notamment en fonction de la zone géographique où il sera mis en oeuvre (territoire, climat) mais également selon les saisons.
A terme devront être mis sur le marché un procédé, des technologies et des produits (enzymes et levures) permettant d’atteindre les résultats suivants :
produire du bioéthanol à un prix compétitif grâce à une matière première diversifiée (coproduits agricoles, biomasse forestière, cultures dédiées, ...) ;
développer des technologies d’extraction de la cellulose, sélectionner des enzymes et des levures et mettre au point des procédés d’hydrolyse et de fermentation les mieux adaptés à chaque configuration de matières premières ;
obtenir les meilleurs bilans énergétiques et de gaz à effet de serre (GES) possibles sur l'ensemble de la chaîne de production ;
s'inscrire dans une logique de développement durable sur le long terme et tout au long de la filière du champ à la roue.
Labellisé par le Pôle de Compétitivité à vocation mondiale Industries et Agro-Ressources (IAR), le projet Futurol nécessite un investissement global de 74 millions d’euros au total et a reçu le soutien d’Oseo pour un montant de 29,9 millions d’euros.
Il se déroulera sur une durée de 8 ans et comporte une phase pilote, suivie d'une phase prototype. L'installation pilote sera construite sur le site agro-industriel de Pomacle-Bazancourt (Marne) à partir de l’automne 2008.
La perspective de premières réalisations industrielles est attendue aux alentours de 2015-2020. Les travaux s'appuieront en particulier sur l’expérience acquise au travers de la production actuelle de bioéthanol (dite de première génération) que viendra compléter cette nouvelle génération.
Source : IFP / Enerzine