Pétrole : l'avenir est en train de se jouer ?

Publié le par Claude

2 articles me semblant intéressants pour prendre la mesure d'une orientation future du cour du pétrole ...
 
Pétrole : l'avenir se jouera le 1er octobre


Dans ma chronique du 12 juin, j'écrivais : «Il est impossible que le prix du pétrole poursuive sa hausse sans ultimement déclencher des réactions qui inverseront cette tendance. Ce n'est qu'une question de temps.» Évidemment, cette déclaration m'a valu les critiques des chevaliers de l'apocalypse qui se nourrissent de scénarios catastrophe et qui tentaient de nous convaincre que le prix du baril grimperait rapidement jusqu'à 200 $, voire 300 $.

 

Si elle convient à ceux qui sont en mal de sensations fortes, une telle perspective est néanmoins incohérente avec le fonctionnement des marchés et elle défie la logique économique la plus élémentaire. D'ailleurs, loin de poursuivre l'ascension incontrôlable qu'on avait prédite, le prix du baril de brut pique du nez depuis le sommet de 147,27 $ US atteint le 11 juillet dernier et a clôturé mardi à 115,95 $ US, ce qui correspond à une impressionnante diminution de 21,2% en quelques semaines.

Mais si une hausse du prix du brut justifie une importante couverture médiatique, pourquoi une baisse dans des proportions notables n'obtient-elle pas le même traitement ? Pourtant, si cette tendance se maintient, les pressions inflationnistes qui pèsent sur l'économie mondiale pourraient se dissiper.

Ce revirement de la situation est impressionnant, mais que se passe-t-il réellement ?

On pourrait longtemps philosopher sur le prix du pétrole. Mais en dernier ressort, les seuls principes qui permettent de comprendre ses variations sont les célèbres lois économiques de l'offre et de la demande.

Ces lois sont souvent méprisées et ridiculisées. Pourtant, elles ne font que formaliser des comportements logiques et naturels. Ainsi, la loi de la demande stipule que plus un produit est cher, moins on en consomme. Quant à celle de l'offre, elle dit que plus un produit est cher, plus le nombre d'unités disponibles sera élevé. Ces lois sont simples et évidentes mais, surtout, elles sont incontournables.

Ce sont elles qui expliquent la hausse du prix du baril au moment où la demande de pétrole de pays émergents, et particulièrement de la Chine, combinée à la réticence de l'OPEP à ouvrir les robinets et à la conviction que nous avons atteint un pic pétrolier, a provoqué un phénomène de rareté du brut.

Mais comme un baril à 147$US décourage la consommation, incite au développement d'énergies alternatives et pousse les princes du désert à ouvrir leurs valves, il fallait s'attendre à voir le prix du baril chuter.

Évidemment, il y a la question qui tue: Cette baisse sera-t-elle durable ou éphémère ? Tout dépend de ce qui se produira le 1er octobre !

Depuis bientôt trois décennies, le Congrès américain impose une politique anti-énergétique qui interdit l'exploration et le forage au large du plateau continental. Si cette politique fait le bonheur des environnementalistes, des cheiks saoudiens et des Albertains, en revanche, elle impose un fardeau financier au reste de la planète.

Mais cela risque de changer. Le moratoire qui interdit l'exploration et le forage vient à échéance dans 33 jours. Si le Congrès décide de ne pas le reconduire, de nouvelles sources d'énergie seront libérées et, comme le prévoit la loi de l'offre, le prix du pétrole baissera. Et même s'ils souhaitent le maintien du moratoire, les démocrates seront certainement contraints d'y renoncer, vu que les Américains demandent sa levée dans une proportion de 2 contre 1.

L'avenir de notre facture énergétique se jouera dans quelques semaines. Nous saurons alors qui exerce le plus d'influence : 300 millions d'Américains ou le puissant lobby environnementaliste.
Source : http://argent.canoe.com/lca/chroniqueurs/nathalieelgrably/archives/2008/08/20080828-063921.html

L'Iran s'attend à une remontée des cours du pétrole cet hiver

 

TEHERAN (Reuters) - Le ministre iranien du Pétrole estime que les cours devraient remonter avec l'arrivée de l'hiver dans l'hémisphère nord et juge qu'un baril à 100 dollars constitue un seuil minimum, rapporte un site internet du ministère.

Le baril de brut américain a atteint un niveau record à 147,27 dollars le 11 juillet et chuté depuis pour s'échanger autour de 115,90 dollars en fin de semaine.

Interrogé sur l'éventualité d'un retour du baril à 100 dollars, le ministre iranien Gholamhossein Nozari a déclaré, selon le site internet Shana: "C'est le prix minimum pour le pétrole."

"Avec le début de la saison froide et l'augmentation de la consommation, nous nous dirigeons vers une augmentation des prix. Ces facteurs peuvent amener les prix vers un niveau acceptable", a-t-il ajouté.

Nozari a également dit que les quotas de production seraient probablement discutés lors de la réunion de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), le 9 septembre à Vienne, dans la mesure où ils peuvent influencer les cours.

Les analystes s'attendent à ce que la production soit maintenue en l'état lors de ce sommet.

En juin, l'Arabie saoudite, plus important producteur de l'Opep, avait annoncé qu'elle augmenterait sa production afin de juguler la flambée des prix.

Nozari a minimisé cette initiative, expliquant que l'Arabie saoudite n'était pas la seule à influencer les cours. L'Iran a également augmenté, de façon modeste, sa production, à 4,235 millions en août, soit 5.000 de plus que le record atteint en juin, selon le ministère.

Hachem Kalantari et Zahra Hosseinian, version française Grégory Blachier

Source : Reuters 31/08/08

 

 

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Publié dans biocarburant

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