De l’éthanol avec nos déchets : c’est pour très bientôt 2/3
Produire localement
Le grand intérêt de cette méthode de fabrication est de pouvoir se faire localement, avec les déchets présents sur place. Pour l’instant, Coskata focalise ses efforts sur la transformation des déchets de bois, lorgnant du côté de l’Europe du Nord, de ses montagnes de déchets forestiers et de ses avancées en matière de gazéification du bois. Mais cela peut fonctionner avec des déchets agricoles ou ménagers. Wes Bolsen, le directeur du marketing de Coskata, disait même pouvoir produire de l’éthanol à partir de vieux pneus ou de plastiques. La provenance des déchets va juste déterminer le type de gazéification à employer. Ensuite, c’est à la bactérie d’agir … Il ne faudrait qu’une tonne de matière première pour obtenir environ 307 litres d’éthanol. Avec un apport d’autant d’eau, bien sûr.
Moins cher que l’essence
Selon les estimations faites par Coskata, un litre d’E85 produit de cette manière reviendra à moins de 0,15 €, soit nettement moins qu’un litre de SP95 H.T aujourd’hui.
Et comme le disait William Roe, l’Europe est en avance sur les Etats-Unis concernant le tri des déchets, ce qui devrait encore réduire ce coût.
Une respiration pour la planète
En réduisant la part des carburants fossiles dans notre essence, et en évitant le recours à des cultures spécialement dédiées aux réservoirs de nos voitures, cet éthanol de seconde génération permet de réduire drastiquement les émissions de CO² sans menacer nos approvisionnements alimentaires, et d’épargner un pétrole de plus en plus rare et cher. Selon Coskata, utiliser de l’E85 de seconde génération à la place de l’essence permet de réduire de 84% les émissions de CO² de l’automobile. Mais quelques chercheurs commencent déjà à pointer du doigt la pollution résultants de ces voitures fonctionnant à l’E85 qui rejetteraient des aldéhydes (alcools déshydrogénés) très dangereux pour l’homme. A suivre.
Source : Auto-Moto