Analyse sur le Pétrole
L'approvisionnement fiable et durable en énergie sur le plan mondial est d'une nécessité incontournable. Pour assurer cet approvisionnement, il est impératif d'utiliser cette énergie, sous quelque forme que ce soit, de manière aussi rationnelle que possible.
Durant les décennies à venir, le pétrole continuera à fournir une part très importante de l'approvisionnement mondial en énergie. Divers milieux tentent bien d'insinuer que l'ère du pétrole va bientôt se terminer, mais de telles affirmations méritent une analyse critique, car elles sont souvent émises par des groupes de pression qui ont intérêt à cette vision apocalyptique. Les prévisions erronées et les affirmations tendancieuses ont toujours existé. Le débat sur la disponibilité future du pétrole est presque aussi ancien que l'histoire du pétrole elle-même. Presque chaque décennie a ses détracteurs qui tentent d'en prédire la fin. Cependant, elles se sont toutes avérées fausses. Jusqu'à ce jour et malgré une consommation en forte croissance, les réserves mondiales de pétrole recensées n'ont cessé d'augmenter. Une analyse approfondie des ressources mondiales disponibles en hydrocarbures, alliée au progrès des techniques d'extraction, prouve que les prédictions alarmistes d'un avenir sans pétrole sont infondées. Dans la brochure «La disponibilité du pétrole à long terme», que l'on peut commander gratuitement sur le site http://www.oilfacts.ch, l'approvisionnement futur est présenté de manière compréhensible et claire. Les récentes hausses de prix ne sont pas un indice de réserves de pétrole trop faibles. Rien que les réserves prouvées, d'environ 1100 milliards de barils de pétrole, sont suffisantes pour les 40 années à venir. Il est vrai que ce chiffre n'est pas très confortable à première vue et 40 ans ce n'est pas très long. Il est important de comprendre que ce chiffre n'est pas à considérer comme donnée statique, mais dynamique. Comme ces dernières décennies, cette durée va continuer à évoluer.
L'ensemble des réserves de pétrole actuellement connues est loin d'être exploité. Les champs pétrolifères existants peuvent être mieux exploités grâce aux techniques d'extraction modernes et produire un meilleur rendement. Citons en exemple les champs de pétrole du Moyen- Orient. Le rendement actuel se situe entre 25 et 30%. Si on arrive à relever le rendement moyen mondial de 5 -10%, cela créerait des réserves supplémentaires comparables à celles de l'Arabie saoudite. Des rendements plus élevés sont de nos jours réalisables.
Les champs pétrolifères déjà en exploitation contiennent encore de gros potentiels. Les nouvelles techniques d'extraction, aussi appelées tertiaires, peuvent signifier une grande croissance des réserves, soit quelque 100 milliards de barils supplémentaires. Si l'extraction sur un champ pétrolifère se fait d'abord par pression naturelle ou par pompage, lors d'une deuxième phase on injecte dans les mêmes gisements déjà exploités de l'eau ou du gaz pour récupérer du pétrole additionnel. Finalement, lors de l'extraction tertiaire, on injecte soit de la vapeur, des polymères, du CO2 ou des microbes pour encore augmenter la capacité d'extraction. En fonction de la structure du gisement, la première phase permet d'extraire 10 - 30% du pétrole présent. La seconde phase peut atteindre un 10 - 30% additionnels. Le rendement peut encore être augmenté par l'extraction tertiaire. Cette méthode d'extraction permet d'espérer un apport supplémentaire d'environ 300 - 600 milliards de barils. Toutes ces quantités additionnelles ne sont pas encore prises en compte dans les estimations des réserves actuelles.
Pour couvrir les besoins mondiaux en pétrole, en dehors du développement de l'extraction des gisements connus, on accroît aussi la recherche de nouveaux champs pétrolifères. On trouve de grands potentiels de nouveaux gisements en Russie, Arctique russe, Sibérie, les pays d'Asie centrale, Kazakhstan, Turkménistan et Ouzbékistan.
De gros potentiels se trouvent de plus en eaux profondes, aux pieds des continents, le long des côtes atlantiques, caribéennes, du golfe du Mexique et dans le Pacifique. Ces gisements sont exploitables dans des profondeurs de
Finalement, on peut encore mentionner les ressources appelées non conventionnelles. On y trouve des pétroles lourds liquides, des bitumes et des sables asphaltiques. Les schistes bitumineux aussi, une formation rocheuse riche en matière organique que l'on peut liquéfier à l'aide de pression et de chaleur, font partie de ce groupe. Les gisements du domaine des ressources non conventionnelles cachent un potentiel d'exploitation considérable, comparable à celui du pétrole conventionnel actuellement exploité.
L'ère du pétrole ne va pas se terminer par manque de pétrole. Grâce à l'approvisionnement durable, les générations futures seront en mesure de poursuivre des recherches sur de nouvelles formes d'énergie encore inconnues à ce jour.
Les efforts parfois intensifs faits dans notre pays pour s'affranchir des énergies fossiles en faisant la promotion artificielle d'énergies alternatives, comme les pellets de bois et les pompes à chaleur fonctionnant à l'électricité, apparaissent dans ce contexte un tant soit peu surfaits. Le développement de l'amélioration énergétique de l'isolation du parc immobilier existant et la promotion des chaudières à condensation à haut rendement semblent nettement plus appropriés pour atteindre les objectifs de la protection du climat.
Source : forum matières premières de boursorama http://www.boursorama.com/forum/message.phtml?page=1&id_message=362082224