Ethanol à partir de la cellulose
Pour les scientifiques, l’avenir est à l’éthanol cellulosique : produit à partir de plantes rustiques cultivées avec peu d’intrants sur des sols relativement pauvres, il permettra de maximiser les gains.
Sur le long terme, le gouvernement américain semble du même avis, puisque le département de l’énergie a expliqué le 7 juillet qu’il voulait voir l’éthanol cellulosique remplacer en 2030 30 % de l’essence vendue en 2004. Mais la technique reste encore confinée au stade expérimental.
Le Département à l'Energie (DoE) va investir 250 millions de dollars sur 5 ans pour établir deux nouveaux centres de recherches dédiés aux bioénergies (Bioenergy Research Centers, BRC).La mission de ces nouveaux centres, opérationnels en 2009, sera d'accélérer les recherches fondamentales pour le développement des biocarburants, notamment d'origine cellulosique. Les centres pourront être hébergés par des universités, des laboratoires nationaux, des organismes à but non lucratif ou des firmes privées. L'appel d'offres lancé par le DoE est ouvert jusqu'au 1er février 2007.
C’est en Espagne que devrait être construite mi-2007 la première usine commerciale au monde, par le groupe canadien Sunopta et l’industriel espagnol Abengoa. Elle produirait 50 000 hl d’éthanol à partir de paille de blé et de déchets de bois.
Malgré les vœux de certains, cette filière n’en est qu’à ses prémices.