Pour calmer les ardeurs des « pseudo-écolos », voici de la matière à réflexion concernant les critiques sur le fait que la terre disponible à ce jour ne suffirait pas pour remplacer la totalité du pétrole d’origine fossile (sachant qu’à ce jour la directive européenne oblige l’incorporation de biocarburant dans les essences de 5,75% en 2012, protocole de Kyoto).
Depuis le printemps 2006, de drôle de plantes poussent à Baziège (31) sur la plate-forme du GIE ARVALIS/ONIDOL. Parmi d’autres cultures conventionnelles (céréales, fourrages…), du switchgrass et du miscanthus (l'herbe à éléphant), ont en effet été implantés dans le but de tester leur potentiel de production de matière sèche et les techniques de culture qui restent à confirmer.
Ces essais font partie du Programme National de Recherches sur les Bioénergies (PNRB). Etabli pour trois ans, ce programme vise à évaluer le gisement potentiel de ressources de biomasse agricole et forestière pour la fabrication de biocarburants dits « de deuxième génération », c'est-à-dire à partir des plantes entières (et non seulement des organes de réserves). Outre les deux plate-formes de Baziège et Mons (80), ce sont près de 30 sites d’essais exploités avec 9 partenaires qui vont contribuer à déterminer la biomasse qui correspond le mieux aux procédés de transformation.
Nous sommes donc au début d’une ère nouvelle concernant le développement de ces futurs carburants d’origine végétale.
Vendredi 29 septembre 2006
La France
importe 50% de son énergie, pour l'essentiel sous forme de pétrole.
La production de bioéthanol est source d'économies d’énergie fossile du fait de son très bon rendement énergétique, et les résultats de l’étude menée par PriceWaterhouseCoopers à ce sujet sont éloquents : le rendement énergétique (énergie restituée / énergie non renouvelable mobilisée) pour les filières de production de bioéthanol de blé, de maïs et de betteraves est de 2,05, le rendement de la filière essence étant de 0,87.
Contrairement au pétrole, le bioéthanol est de plus une énergie renouvelable, provenant de matières premières agricoles.
En tenant compte des gains de productivité attendus dans le futur (agronomique, mais également dans les procédés de fermentation et de distillation) ce bilan énergétique pourrait devenir 4 fois supérieur à celui de l’essence.
Thierry Breton, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie a annoncé mardi qu'il s'engageait à lancer en France dès 2007 la filière Flex Fuel utilisant l'E85 (carburant contenant 85 % d'éthanol et 15 % d'essence). Il souhaite « faire siennes les recommandations du rapport Flex Fuel 2010 » remis par Alain Prost, président du groupe de travail. La volonté du gouvernement est ainsi que la fiscalité de l'E85 soit fixée au niveau le plus bas autorisé par les directives européennes. Le coût de l'E85, au kilomètre, « doit être assez proche du prix du gazole » a déclaré Thierry Breton. Dominique Bussereau a tenu à rappeler, que la ferme France a la capacité d'approvisionner le marché national en bioethanol. Concernant les risques d'importation d'éthanol notamment du Brésil, le ministre de l'Agriculture a appelé à rester vigilant dans les négociations de l'OMC.
Le prix à la pompe du biocarburant E85 pourrait se situer autour de 0,80 euro le litre en France, a déclaré mardi le ministre de l'Economie Thierry Breton.
« Autoriser les carburants verts », première mesure à prendre en matière d'environnement par le futur président (sondage)
Interrogés sur la première mesure qu'ils attendent du prochain président de la République, les Français placent en tête en matière d'environnement « Autoriser les carburants verts, c'est à dire issus de produits agricoles », selon un sondage Ifop publié dans le numéro d'octobre du Reader's Digest. Cette mesure est retenue par 33% des personnes interrogées. 31% d'entre elles placent en tête « Développer la production des énergies renouvelables : éoliennes, solaire, géothermie… ». « Interdire la vente et la production des OGM sur le territoire national » est choisie par 9% des personnes interrogées et « Subventionner les produits bio pour qu'ils soient au même prix que les autres » par 7%.
La technique du flex fuel va en effet faire progressivement son entrée dans le catalogue européen des principaux constructeurs pour accompagner la naissance attendue d’un nouveau carburant, le super éthanol ou E 85. Il est composé à 85 % en volume d’éthanol d’origine agricole (à partir de betteraves et de blé) et à 15 % d’essence sans plomb.
Les véhicules flex fuel sont capables d’adapter automatiquement leur fonctionnement pour tout mélange d’essence et d’éthanol pur dans des proportions comprises entre 0 % et 85 % en volume d’éthanol, et cela dans le même réservoir. La présence d’un minimum d’essence est nécessaire pour permettre au moteur de tourner à froid.
Avantage déterminant, ce type de carburant permet de réduire, significativement (jusqu’à 70 %), le niveau de rejet des gaz à effet de serre (CO²), du moins en cycle fermé, le gaz carbonique libéré lors de la combustion ayant été préalablement absorbé par les plantes dont le biocarburant est issu.
Pour tourner avec une telle proportion d’éthanol, ces moteurs « bicombustible » sont dotés d’équipements spécifiques : injecteurs, capteurs et électronique spéciaux, matériaux adaptés à l’éthanol (plus corrosif) pour le circuit d’alimentation (réservoir, pompe, canalisations et durit). Ces modifications devraient entraîner un surcoût modeste, de 300 à 500 euros selon les modèles. Au niveau des émissions polluantes, selon le constructeur Ford, les émissions nettes de CO² sur l’ensemble de la chaîne du bioéthanol devraient chuter à 50 g/km contre 170 g/km avec l’essence. Votre avis m’intéresse, alors j’attends vos réactions.
Commentaires