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Vendredi 22 juillet 2011 5 22 /07 /Juil /2011 09:54

ford_bioflex.jpg Alors que KLM prévoit de faire voler ses avions avec de l’huile de friture dès Septembre prochain et que Lufthansa utilise déjà les biocarburants pour certains de ses vols, la commission européenne se penche sur les problèmes que suscitent les biocarburants et propose des critères de certification pour cette énergie.

Le schéma volontaire « 2BSvs » d'initiative française chargé de garantir la durabilité des biocarburants a été approuvé par la Commission européenne, en plus de six autres mécanismes, a indiqué Bruxelles mardi.

 

Dans le cadre de la directive ENR sur les énergies renouvelables, les Etats membres doivent s'assurer de la durabilité des biocarburants utilisés. C'est ainsi que différents consortium ont proposé des schémas volontaires de certification des biocarburants. En France, c'est le mécanisme « 2BSvs » qui a été porté puis désormais validé. Il s'applique à tous les types de biocarburants.

Les entreprises productrices ou importatrices de biocarburants peuvent choisir de faire la preuve de leur conformité aux exigences de durabilité dans le cadre de systèmes nationaux ou en s’affiliant à un mécanisme volontaire reconnu par la Commission. Cette reconnaissance leur permet de bénéficier d’aides financières et d’être comptabilisé en tant qu’énergie renouvelable.
La commission a donc étudié 25 candidatures d’
organismes de certification souhaitant que leur mécanisme soit reconnu au niveau européen. Sept partenaires ont été sélectionnés. Ces partenaires seront donc habilités pendant 5 ans à délivrer des labels aux entreprises productrices en Europe ou importatrices. « Toutes les étapes devront être contrôlées depuis le lieu de production jusqu’à la pompe », a précisé Günther Oettinger.
Ces partenaires organiseront des audits indépendants, et le tout sera surveillé par Bruxelles et les pays de l’UE.

 

Les autres schémas validés sont :

- ISCC (mécanisme financé par des fonds publics allemands pour tous les types de biocarburants),

- Bonsucro EU (initiative pour les biocarburants à base de sucre de canne, principalement axé sur le Brésil),

- RTRS EU RED (initiative pour les biocarburants à base de soja, principalement axé sur l'Argentine et le Brésil),

- RSB EU RED (initiative concernant tous les types de biocarburants),

- RBSA (mécanisme mis en place par la société Abengoa pour sa chaîne d'approvisionnement),

- Greenergy (mécanisme mis en place par la société Greenergy pour l'éthanol brésilien obtenu à partir de sucre de canne).

 

Nous devons « nous assurer que les forêts tropicales et les tourbières riches en carbone ne deviennent pas des plantations de palmiers à huile et de cannes à sucre. Nous devons également garantir que les biocarburants permettent, par rapport aux carburants fossiles, des économies réelles d'émissions de gaz à effet de serre », explique la Commission européenne dans un communiqué

 

 

 

 L’UE s’est fixé pour objectif une part d’au moins 10 % d'énergie renouvelable dans les transports d’ici à 2020. Aujourd’hui cette part atteint 4% et les moteurs électriques ne suffiront pas à relever la barre. C’est pourquoi la commission européenne étudie en ce moment l’opportunité qu’offrent les biocarburants. Cependant les biocarburants ne constituent des énergies renouvelables qu’à condition que les entreprises qui les produisent, respectent quelques principes de durabilité. Günther Oettinger, commissaire à l’énergie, proposait donc Mardi 19 juillet de confier à 7 partenaires le soin de certifier la production de biocarburants.

 

 

Les biocarburants sont très vivement critiqués et ne font pas l’unanimité. Le biocarburant est un carburant produit à partir de matériaux organiques non fossiles, provenant de la biomasse. Il peut s’agir de betterave, de cannes, de blé, de maïs, de palme, de jatropha ou encore de tournesol et de colza, mais aussi de déchets verts tels que les feuilles, tiges…
Les premiers exemples cités (biocarburants dits de première génération) sont particulièrement controversés puisqu’ils utilisent des ressources et des terres arables qui servent également à l’alimentation de l’homme. Leur production dans le but de faire du biocarburant risque donc de mettre en concurrence alimentation et énergie, alors qu’elle génère déjà des pressions à la hausse sur les prix des produits alimentaires de base.
Par ailleurs, les agrocarburants sont accusés d’aggraver la déforestation et la perte de biodiversité, du fait des surfaces de culture qu’ils nécessitent.

 

 

Pour être labellisés, les biocarburants devront respecter des exigences techniques et écologiques. « Nous devons nous assurer que la totalité de la production de biocarburants et de la chaîne d’approvisionnement correspondante sont durables. C’est pourquoi nous avons fixé les normes de durabilité les plus exigeantes du monde » expliquait le commissaire à l’énergie.

Par exemple en matière d’environnement, les producteurs de biocarburants devront prouver qu’ils contribuent réellement à la baisse des émissions de gaz à effet de serre (au minimum 35% de moins que l’essence, et 50% en 2017), réduire leur consommation d’eau et de produits chimiques, augmenter leur utilisation d’énergies renouvelables et surtout minimiser l’impact négatif sur la qualité des sols. En outre, « les biocarburants ne peuvent être produits dans des zones présentant une grande valeur pour la biodiversité, telles que les zones protégées, ou dans des zones renfermant des quantités importantes de carbone, tels que les forêts et les tourbières » précisait Güthen Oettinger.

 

Information à partir du site : http://www.developpement-durable.gouv.fr/Le-systeme-de-durabilite-des.html

Par Claude - Publié dans : biocarburant
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Mercredi 1 juin 2011 3 01 /06 /Juin /2011 14:21

Colza-et-silo-copie-1.JPG Les entreprises britanniques se ruent en Afrique sur les terres cultivables pour produire des biocarburants, selon une enquête publiée mercredi à Londres par le Guardian, qui démontre l'importance croissante du phénomène.

Sur les 3,2 millions d'hectares destinés à la production de biocarburants recensés par le quotidien dans les pays d'Afrique subsaharienne, plus de la moitié "sont liés à onze sociétés britanniques", loin devant les entreprises d'autres pays, assure le quotidien.

Le journal dit avoir identifié en tout plus de 100 projets de production de biocarburants dans une vingtaine de pays du continent, émanant de 50 entreprises étrangères. Le champion en la matière est le groupe britannique Crest Global Green Energy, qui détiendrait à lui seul 900.000 hectares au Mali, en Guinée et au Sénégal.

Le Guardian rappelle que l'utilisation croissante des terres agricoles à des fins de production d'énergie est de plus en plus contestée dans le monde: elle est accusée de menacer les écosystèmes et d'alimenter la flambée des prix des produits alimentaires, en réduisant les surfaces consacrées à leur culture.

De plus, alors que les biocarburants sont présentés par leur partisans comme moins polluants que le pétrole, certains experts contestent leur bilan en matière d'émissions de gaz à effet de serre.

La ruée sur cette forme d'énergie a été encouragée par la décision de l'Union européenne de pourvoir 10% de l'énergie nécessaire aux transports par des énergies renouvelables en 2020, souligne aussi le Guardian. "Ce qui nous attire en premier, c'est d'exporter vers l'Europe", a ainsi déclaré au journal un responsable d'une des sociétés britanniques impliquées, Sun Biofuels, qui exploite 8.000 hectares en Tanzanie.

Source : actualités Google - AFP du 1/06/11

Par Claude - Publié dans : biocarburant
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Jeudi 21 avril 2011 4 21 /04 /Avr /2011 17:08

Dans un rapport rendu public mercredi, l'Agence internationale de l'énergie (AIE) a indiqué que les biocarburants pourraient représenter dans le domaine des transports 27% des besoins mondiaux en carburants à l'horizon 2050, contre 2% à peine, aujourd'hui.

Le rapport précise que le taux prévu ne devrait pas compromettre la sécurité alimentaire mondiale et concernerait plus particulièrement les remplacements du diesel, du kérosène et du jetfuel.

La production de biocarburants contribuerait ainsi à réduire de 2,1 milliards de tonnes les émissions de CO2 dans le secteur du transport, en passant de 55 millions de tonnes équivalent pétrole (Mtep) actuellement à 750 Mtep en 2050 a déclaré Bo Diczfalusy, le directeur des politiques énergétiques durables.

Mais, "avec une population mondiale en croissance de plus de 30%, à 9 milliards d'habitants en 2050, et avec des besoins alimentaires supplémentaires en hausse d'environ 70%, le problème de l'utilisation des terres agricoles doit être abordé avec précaution pour éviter tout impact négatif d'une expansion des biocarburants sur la sécurité alimentaire" a t'il ajouté.

Toujours selon l'AIE, le rendement des biocarburants pourrait être multiplié par 10 (contre un facteur 3 actuellement) grâce notamment à l'utilisation des déchets et des résidus de biomasses ainsi qu'à travers une gestion des cultures et des processus plus efficaces.

Environ 3 milliards de tonnes de biomasse par an seront nécessaires en 2050 pour produire la quantité de biocarburants prévue par la feuille de route de l'AIE consultable en ligne. Le rapport évalue à 1 milliard de tonnes la quantité de résidus et de déchets biomasses nécessaires pour y parvenir, ce qui sous entend un complément d'espace estimé à 100 millions d'hectares, soit environ 2% du total des terres agricoles disponibles sur la planète.

"Un soutien additionnel dans les recherches de pointe, le développement des biocarburants et les unités de démonstration sont encore nécessaires pour améliorer l'efficacité de conversion et en réduire les coûts. En outre, les investissements dans les unités de production à l'échelle commerciale seront un élément clé pour permettre aux biocarburants d'atteindre une maturité complète sur le marché" a aussi déclaré M. Diczfalusy pour l'occasion, à Washington.

Biocarburants : 27% des besoins mondiaux en 2050 ?

Grâce à des investissements substantiels, la plupart des technologies de biocarburants pourrait se rapprocher des coûts des combustibles fossiles, ou même être produit à moindre coût à plus long terme.

Au total, le rapport évalue les investissements nécessaires entre 11 milliards et 13 milliards de dollars pour atteindre les objectifs de la feuille de route sur les 40 prochaines années, selon les coûts de production actuels.

"Ce chiffre peut sembler élevé mais, dans le pire des scénarios, il augmenterait le coût total des carburants de seulement 1% environ sur 40 ans, et pourrait en fait mener à une réduction des coûts sur cette période", estime pour finir l'AIE.

Source : Tahiti info et enerzine

http://www.iea.org/papers/2011/biofuels_roadmap.pdf

Par Claude
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Mercredi 2 mars 2011 3 02 /03 /Mars /2011 11:19

1016041-colza.jpg A la fin de l'année 2010, les Etats-Unis étaient en tête des plus gros producteurs de biocarburant à travers le monde. C'est ce qu'indique une étude publiée par le pôle GBC (Global Biofuels Center) de Hart Energy Consulting. Selon ces mêmes travaux, Brésil et Chine se placent en seconde et troisième positions en matière de production d'éthanol renouvelable.

Les Etats-Unis se placent largement en tête de ce classement avec des capacités de production de plus de 51 milliards de litres d'éthanol, rapporte cette étude citée par 20minutes. En 2009, l’industrie américaine de l’éthanol comptait 170 usines en activité, pour passer à la fin 2010 à 187 installations, note Michael Marshall, l'un des auteurs principaux du rapport.

A la seconde position avec 27 milliards de litres environ, le Brésil représente avec les USA quelque 82% des capacités de production d’éthanol dans le monde. Troisième du classement, et très loin derrière, la Chine dispose de capacités supérieures à 2,7 milliards de litres. C'est ensuite la France qui s'installe à la quatrième place, suivie par le Canada.

Quant à la production de biodiesel, elle est là encore dominée par les Etats-Unis, qui avec des capacités de production en fonctionnement de 5,9 milliards de litres, se placent juste devant l'Allemagne et ses 5 milliards de litres. Espagne et Indonésie s'offrent les troisième et quatrième positions, tandis que le Brésil se contente de la cinquième place du classement. Toutefois le pays devrait en 2011 et 2012, connaître une importante croissance de cette production.

Source : Maxisciences 25/02/11

Par Claude - Publié dans : biocarburant
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Jeudi 2 septembre 2010 4 02 /09 /Sep /2010 09:40

L'activité pétrolière est menacée
Le pétrole est rentable pour les compagnies pétrolières. La relative bonne santé du secteur depuis la crise en atteste.

Mais à long terme, l'activité pétrolière est menacée. La contrainte environnementale et l'imminence du peak oil (début de la baisse de la production de pétrole) poussent actuellement les pétroliers à diversifier leurs activités.

Les majors sont divisées quant à la stratégie
Les majors ne sont pas d'accord sur la réponse à apporter à la fin du pétrole.
- Investir dans le pétrole non conventionnel ?
- Se diversifier dans le gaz ?
- Se diversifier dans le renouvelable ?

Chaque majors a sa propre stratégie de diversification. Au fossilo-centrisme d'un ExxonMobil, on opposera par exemple la diversification très large de Total.

Une certitude, les investissements des majors nous orienteront sur les secteurs les plus prometteurs.

Le cas BP : verdir à tout prix
C'est BP, ironie du sort, qui a été le premier à communiquer sur la fin du pétrole et le réchauffement climatique.

En 2001, le Britannique British Petroleum devient le citoyen du monde Beyond Petroleum. Le groupe troque son logo pour un brillant soleil jaune et vert. Des panneaux solaires sont même installés sur les stations-services.

On en venait à douter que BP vendait encore de l'essence...

Les majors lui emboitent le pas
A partir de là, les majors pétrolières ont commencé à mettre un pied dans des énergies alternatives. Solaire, biocarburant, éolien, voire nucléaire.

Un seul mot d'ordre, verdir !

Le mode d'emploi est très simple : les majors mettent de côté de petites sommes qu'elles investissent bruyamment dans les green technologies.

Marche arrière toute
Mais à partir de 2007-2008, le verni environnemental se craquelle. On assiste à un désengagement massif des majors dans le renouvelable.

Désormais, les majors veulent investir dans des secteurs rentables.

Techniquement, c'est l'énergie renouvelable qui se rapproche le plus du pétrole. Une responsable de Shell rappelait que les "les biocarburants sont parmi les énergies renouvelables qui se rapprochent le plus de ce que Shell vend".

 BP investit massivement dans le biocarburant
Après Petrobras, BP est encore un des premiers à s'engouffrer dans le secteur.

Depuis 2008, le groupe est présent dans les biocarburants, à travers une joint venture formée avec Verenium Corp, un spécialiste des biocarburants deuxième génération (produit à partir de plantes qui ne concurrencent pas la production alimentaire).

Le groupe investit également au Brésil, où il consacre 500 millions de dollars à sa joint venture avec Tropical Bioenergia SA.

 Shell se recentre sur les biocarburants depuis 2009
Shell, qui avait suivi BP dans sa stratégie de diversification tous azimuts, gèle en 2009 tout ses investissements dans l'éolien, le solaire et l'hydrogène.

Sa nouvelle priorité : les biocarburants.

En 2010, le groupe anglo-néerlandais crée une joint venture avec Cosan, le géant brésilien de l'éthanol. L'intérêt de Shell est de pouvoir tirer profit de ses investissements dans Logen et Codexis, deux sociétés de recherche sur l'éthanol.

 Même ExxonMobil l'orthodoxe s'y met !
Sorte d'anti-BP, ExxonMobil se posait en gardien de l'orthodoxie pétrolière, répétant inlassablement que le pétrole resterait l'énergie dominante pour encore 20 ans.

Pourtant, l'Américain vient finalement de franchir le pas. La société vient d'investir 600 millions de dollars dans Synthetic Genomics Inc, qui développe une nouvelle génération de biocarburant à partir d'algues.

 Total : stratégie tous azimuts
Total est le groupe le plus investi dans les questions de transition énergétique. Son nouveau PDG, Christophe de Margerie, conteste depuis longtemps les prévisions trop optimistes de l'AIE (Agence internationale de l'énergie) sur les réserves pétrolières mondiales. 

Déjà présent dans le solaire avec Photovoltech et Tenesol, le groupe s'est investi dans les biocarburants avec Amyris. Mais la révolution concerne le nucléaire, secteur dans lequel le groupe veut devenir un leader mondial.

Les majors n'investissent plus à n'importe quel prix
Le bilan de ces 10 ans de diversification nous apprend deux choses :

- Ces groupes préfèrent investir dans des technologies qui leur permettent de conserver leur modèle économique, et de développer ainsi un maximum de synergies.

- L'enthousiasme autour de l'éolien ou du solaire est vite retombé, au profit d'autres secteurs, comme l'hydrogène. Les majors continuent pourtant à investir modérément dans la recherche.

Source : L'édito des matières premières du 1/09/10

Par Claude
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